Markus Zusak – La Voleuse de livres

28 05 2012

« Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter »

Quatrième de couverture :

« Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Estce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres… »

Mon avis

Une petite fille orpheline voit son frère mourir dans un train. Elle se retrouve dans une famille nourricière où elle apprendra à lire et à aimer les livres. Elle se liera d’amitiés pour son voisin. Il pourrait s’agir d’une vie normale pour une petite fille à la fin des années 30, début des années 40, si l’Histoire n’était pas empreinte du spectre d’Hitler et de son idéologie.

Cette petite fille est allemande, vit dans un village de Bavière mais on voit la dureté de la vie des Allemands pauvres lors de cette période de l’Histoire.

Cette histoire est racontée par la Mort, cette Mort qui ramasse les âmes à travers le monde et qui raconte l’histoire de cette petite fille qui l’intrigue.

Ce livre est très bien écrit, il est destiné aux jeunes, mais aussi aux adultes. Il montre une autre facette de l’Histoire. Il montre le courage d’un homme et d’une femme qui cachent un jeune lutteur juif dans leur cave et qui élèvent une fille qui gardera le secret jusqu’à la fin.

Ce livre est tout simplement touchant. Touchant dans les faits qu’il relate, touchant dans l’écriture.

A lire tout simplement.

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Michel Houellebecq – La carte et le territoire

27 05 2012

Quatrième de couverture :

« Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l’histoire, il commencerait peut-être par vous parler d’une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.

Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d’une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C’était avant que le succès mondial n’arrive avec la série des « métiers », ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l’écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l’exercice de leur profession.

Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.

Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n’émettra plus que des murmures.

L’art, l’argent, l’amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne. »

Mon avis

Quelle agréable surprise ! Je ne m’attendais pas à passer un si bon moment lecture, car j’avais lu pas mal de commentaires négatifs à propos de l’auteur. Mais, je comprends pourquoi il a obtenu le Prix Goncourt en 2010.

Pour apprécier le roman, il faut faire abstraction du côté mégalomane de l’auteur. Sinon, vous allez vous braquer et ça en sera fini.

Ayant fait abstraction de ce coté, j’ai littéralement plongée entre les pages de ce livre et j’ai goûté à tous les mots. Les thèmes sont classiques, l’écriture est par moment acerbe mais c’est une excellente plume.

Il est question de la recherche de soi à travers Jed Martin, du retour aux sources, un peu à la recherche du passé pour Michel Houellebecq, d’un tournant dans une vie pour le commissaire Jasselin. Tous ces personnages sont en quête de réponses à de multiples questions, les trouveront-ils ? Arriveront-ils à se trouver ou se retrouver ?

On a aussi une vision « futuriste » de la France par Houellebecq, d’une France dans les années 2020, une France touristique qui a survécu à de multiples crises financières : crise financière très au goût du jour. Le tourisme serait-il la solution ? Surtout quand les touristes sont des ressortissants de pays émergeants ?

Michel Houellebecq exploite diverses périodes de la vie et des faits d’une actualité récente, voire encore actuelle.

Ce roman est plus que jamais dans son époque. A lire et n’oubliez pas mon conseil du début.





Sophie Kinsella – Confessions d’une accro du shopping

21 05 2012

Quatrième de couverture :

« Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Rien de tel qu’un peu de shopping pour se remonter le moral… C’est en tout cas la devise de Becky Bloomwood, une jolie Londonienne de vingt-cinq ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble tout simplement magique ! Chaussures, accessoires, maquillage ou fringues sublimes… rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Un comble, pour une journaliste financière qui conseille ses lecteurs en matière de budget ! Jusqu’au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, un jeune et brillant businessman, Becky s’efforce de s’amender, un peu aidée, il est vrai, par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes… Mais pourra-t-elle résister longtemps au vertige de l’achat et à l’appel vibrant des soldes ? »

Mon avis

J’ai trouvé l’histoire relativement agaçante par la répétition de sa fausse envie de s’en sortir et de ses comptes. De plus, le personnage imagine mille et une stratégies pour devenir riche à tout prix. Et quand je dis à tout prix, c’est à n’importe quel prix.

J’aime le genre chick-lit pour la détente et l’humour qu’il apporte. Mais, je ne suis pas convaincue par Sophie Kinsella. Je préfère de loin le genre de Lauren Weisberger. Les livres de Lauren Weisberger ont un truc en plus qui me convient mieux que le style de Sophie Kinsella.

Le point positif à retirer de la lecture est le film qui est beaucoup mieux. Il modifie, certes certains éléments de l’histoire du livre, mais il exploite plus intelligemment le sujet.

Si vous avez du temps à perdre ou que vous désirez vous vider la tête, Sophie Kinsella avec « Confessions d’une accro du shopping », c’est bien, mais il y a mieux.





Laurent Binet – HHhH

17 05 2012

Quatrième de couverture :

« Prague, 1942. Jozef Gabčik et Jan Kubiš, deux parachutistes tchécoslovaques, envoyés par Londres, sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, également appelé « Himmlers Hirn heisst Heydrich » : le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ; il s’agit du chef de la Gestapo, du planificateur de la solution finale.

L’action est décidée pour le matin du 27 mai 1942, sous le nom secret d’opération « Anthropoïde ». A la sortie d’un tournant qu’emprunte la Mercedes d’Heydrich pour rejoindre le château de Prague, les deux résistants se posteront, prêts à ouvrir le feu, pleinement conscients qu’ils paieront cet acte de leurs vies.

Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour… »

Extrait P. 244

« Ceux qui sont morts sont morts, et il leur est bien égal qu’on leur rende hommage. Mais c’est pour nous, les vivants, que cela signifie quelque chose. La mémoire n’est d’aucune utilité à ceux qu’elle honore, mais elle sert celui qui s’en sert. Avec elle je me construis, et avec elle je me console. »

Mon avis

Grande passionnée de cette période de l’Histoire, je dévore tous les livres qui tombent à ma portée de main et je passe des soirées entières avec des dvd. Je précise que je ne passe pas ma vie à ça mais j’ai mes périodes. Et en ouvrant ce livre, je replonge dans ce qu’on peut appeler une crise.

J’ai littéralement été transportée par ce livre. Laurent Binet y détaille ses recherches sur cet attentat et tente d’écrire un livre plutôt documentaire que roman. Sa démarche est très intéressante et permet de découvrir un pan de l’Histoire qui m’était, à vrai dire, inconnue. Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de l’attentat contre Heydrich à Prague. Ou alors, ce fut tellement furtif que je n’en ai pas souvenance.

Enfin, c’est chose réparée grâce à Laurent Binet.

Il faut savoir que l’attentat n’est pas traité de but en blanc dès le début. Laurent Binet prend le temps d’expliquer tous les éléments qui ont mené à cet acte héroïque de Jozef Gabčik et Jan Kubiš. Ces deux personnes ont été soutenues par le peuple et au final, cet attentat n’est pas l’acte que deux seules personnes mais bien d’un peuple qui tente de résister face à l’envahisseur.

J’ai été emballée du début à la fin. Seul bémol, si je peux me permettre, la répétition de Laurent Binet qui ne désire pas écrire un roman au sens romanesque du terme, mais un récit historique qui établit les faits tels qu’ils se sont réellement produits. Ces répétitions sont assez lourdes, mais ce n’est pas le plus important du livre.

Si vous désirez vous plonger dans le passé et vivre les recherches de l’auteur sur cet attentat, ouvrez ce livre.





Yasmina Khadra – L’équation africaine

6 05 2012

Quatrième de couverture :

« A la suite d’un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d’accompagner un ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au large des côtes somaliennes, et le voyage « thérapeutique » du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié, Kurt va découvrir une Afrique de violence et de misère insoutenables où « les dieux n’ont plus de peau aux doigts à force de s’en laver les mains ». Aves son ami Hans et un compagnon d’infortune français, Kurt trouvera-t-il la force de surmonter cette épreuve ? 

En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme qui nous transporte, de la Somalie ou Soudant, dans une Afrique orientale tour à tour sauvage, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d’un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s’ouvrir à la réalité d’un monde jusqu’alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d’un continent livré aux prédateurs et aux tyrans génocidaires. »

Mon avis :

J’ai un regret et de taille : ne pas avoir fait dédicacer ce livre à la Foire du Livre de Bruxelles en mars dernier !! J’avais Yasmina Khadra à deux mètres de moi, je suis passée devant lui et je n’ai pas fait dédicacer ce livre que j’avais commencé de lire à ce moment-là !! Quelle gourde je peux faire quand je m’y mets !

Si je devais conseiller un livre que j’ai lu ces deux derniers mois, c’est sans conteste « L’équation africaine ». Il devrait se retrouver sur toutes les bibliothèques d’Europe.

Le personnage de Kurt Krausmann passe par les pires moments de sa vie, s’acharne et tient à vivre, à survivre, il s’accroche aux moindres espoirs, aux moindres souvenirs qui le torturent et il finit par se relever pour continuer à avancer.

Ses tortionnaires sont-ils des humaines sans âmes, sans intelligence ? Sont-ils juste des animaux ? Rien n’est moins sûr et qu’est-ce qui peut pousser des humains à faire subir des atrocités aux leurs ? Tant de questions auxquelles tente de répondre Yasmina Khadra avec ce roman qui est une leçon de vie.

Dans les pires moments de la vie, les choses se révèlent et la vie prend un tout autre sens.

A lire sans attendre.

 





Eric-Emmanuel Schmitt – La rêveuse d’Ostende

6 05 2012

Quatrième de couverture :

« Pour guérir d’une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende. Sa logeuse, une vieille dame solitaire et mystérieuse, Emma van A., se confie peu à peu à lui et, un soir, finit par lui avouer son grand secret : une étrange et incroyable passion amoureuse. Fiction ou réalité ? »

Contenu

  • La rêveuse d’Ostende ;
  • Crime parfait ;
  • La guérison ;
  • Les mauvaises lectures ;
  • La femme au bouquet.

Mon avis :

Il y a des auteurs qui sont hyper connus, qui font un « buzz » à chaque sortie et qui ne m’inspirent pas. Malheureusement, c’est le cas d’Eric-Emmanuel Schmitt. Sur les cinq récits, c’est probablement le dernier qui m’a touchée, sinon, j’ai lu, j’ai vu et je n’ai pas été convaincue.

D’après mon copain qui a déjà vu une pièce de théâtre écrite par Eric-Emmanuel Schmitt, il est bon. Et je n’en doute pas, car à travers ses nouvelles ça se ressent qu’il a débuté par l’écriture des pièces de théâtre.

J’ai vu également son film « Odette Toulemonde » qui ne m’avait pas fait une grande impression. Malgré cela, je pense sincèrement qu’Eric-Emmanuel Schmitt a des grandes qualités littéraires.

Sur conseils de mon copain, je ne resterai pas sur cette impression et je retenterai le coup un peu plus tard avec un roman cette fois.





Yoko Ogawa – La bénédiction inattendue

6 05 2012

Quatrième de couverture :

« Quelle est cette étrange forêt des mots dans laquelle l’écrivain ne cesse de se perdre ? Sous différentes voix, à différents âges, la narratrice de ce recueil découvre la nécessité d’écrire et se confronte à la mystérieuse alchimie de la création. De la fascination d’une convalescente pour le destin d’un petit champion de natation à l’erreur d’une romancière se présentant spontanément à son lecteur, des écrits d’une enfant solitaire à l’inquiétude d’une mère pour un chien aux yeux tristes, de l’empreinte délicate d’une aile de papillon à la réminiscence d’un sentiment perdu, ce livre raconte avec poésie et subtilité comment naissent les histoires. »

Contenu

  • Le Royaume des disparus ;
  • Plagiat ;
  • L’Echec de mademoiselle Kiriko ;
  • Edelweiss ;
  • Lithiase lacrymale ;
  • L’Atelier d’horlogerie ;
  • Résurrection.

Mon avis :

Je n’ai plus besoin de vous présenter Yoko Ogawa, surtout si vous voyagez sur mon blog, vous remarquerez que c’est une des mes auteurs préférés. Et je pense même qu’elle arrive en tête des auteurs que je lis le plus.

Quand j’entre dans une librairie (ou à la Foire du Livre de Bruxelles), je ne peux m’empêcher de rechercher les livres de Yoko Ogawa que je n’ai pas encore lus. Et une fois devant ses livres, je passe un temps fou à savoir lesquels prendre et lesquels devront encore attendre.

Cette fois-ci, c’est « La bénédiction inattendue » qui a atterri dans mon panier d’achats. Et le sujet est très intéressant : comment naissent les histoires dans l’esprit d’un écrivain ?

Au fil de ce qu’on peut appeler des nouvelles, on suit une auteure en passant de son enfance à l’âge adulte à travers différentes étapes de sa vie d’où découlent ses nouvelles et ses romans.

On retrouve quelques notes autobiographiques de l’auteure et on retrouve également les éléments qui l’ont poussé à écrire un de ses livres qu’on a probablement déjà lu (en tout cas, en ce qui me concerne j’ai retrouvé des références à certains de ses romans 😉 ).

Yoko Ogawa nous fait découvrir comment naissent ses écrits, écrits issus de faits de vie tout à fait quotidiens qui aboutissent, sous la plume de Yoko Ogawa, en de fabuleux romans.

Ce livre peut vous faire découvrir l’univers de l’auteure si vous ne la connaissez pas, sinon, il fera découvrir comment certains de ces livres sont nés.








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