Yoko Ogawa – La piscine-les abeilles-la grossesse

30 10 2012

Quatrième de couverture :

« Ces trois courts romans ont en commun leur fraîcheur, leur simplicité et leur concision exemplaires. Mais tous trois se caractérisent aussi par des personnages à la naïveté cruelle, à la perversité troublante. Yoko Ogawa manipule merveilleusement l’art de la description, qui s’arrête sur les détails pour révéler des émotions profondément enfouies dans l’inconscient des êtres. »

Mon avis :

J’aime particulièrement les écrits de Yoko Ogawa pour leurs longueurs courtes (pas toujours), pour leurs univers et pour le ressenti qu’ils me laissent.

Yoko Ogawa pose un regard sur des éléments/évènements d’apparence simple de la vie et elle en révèle toute leur complexité et les réflexions intimes des personnages.

Je ne me lasse pas et ne m’en lasserai pas de sitôt.

S’il y a un auteur japonais que je vous conseille par excellence, c’est bien Yoko Ogawa.

 

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Yoko Ogawa – La bénédiction inattendue

6 05 2012

Quatrième de couverture :

« Quelle est cette étrange forêt des mots dans laquelle l’écrivain ne cesse de se perdre ? Sous différentes voix, à différents âges, la narratrice de ce recueil découvre la nécessité d’écrire et se confronte à la mystérieuse alchimie de la création. De la fascination d’une convalescente pour le destin d’un petit champion de natation à l’erreur d’une romancière se présentant spontanément à son lecteur, des écrits d’une enfant solitaire à l’inquiétude d’une mère pour un chien aux yeux tristes, de l’empreinte délicate d’une aile de papillon à la réminiscence d’un sentiment perdu, ce livre raconte avec poésie et subtilité comment naissent les histoires. »

Contenu

  • Le Royaume des disparus ;
  • Plagiat ;
  • L’Echec de mademoiselle Kiriko ;
  • Edelweiss ;
  • Lithiase lacrymale ;
  • L’Atelier d’horlogerie ;
  • Résurrection.

Mon avis :

Je n’ai plus besoin de vous présenter Yoko Ogawa, surtout si vous voyagez sur mon blog, vous remarquerez que c’est une des mes auteurs préférés. Et je pense même qu’elle arrive en tête des auteurs que je lis le plus.

Quand j’entre dans une librairie (ou à la Foire du Livre de Bruxelles), je ne peux m’empêcher de rechercher les livres de Yoko Ogawa que je n’ai pas encore lus. Et une fois devant ses livres, je passe un temps fou à savoir lesquels prendre et lesquels devront encore attendre.

Cette fois-ci, c’est « La bénédiction inattendue » qui a atterri dans mon panier d’achats. Et le sujet est très intéressant : comment naissent les histoires dans l’esprit d’un écrivain ?

Au fil de ce qu’on peut appeler des nouvelles, on suit une auteure en passant de son enfance à l’âge adulte à travers différentes étapes de sa vie d’où découlent ses nouvelles et ses romans.

On retrouve quelques notes autobiographiques de l’auteure et on retrouve également les éléments qui l’ont poussé à écrire un de ses livres qu’on a probablement déjà lu (en tout cas, en ce qui me concerne j’ai retrouvé des références à certains de ses romans 😉 ).

Yoko Ogawa nous fait découvrir comment naissent ses écrits, écrits issus de faits de vie tout à fait quotidiens qui aboutissent, sous la plume de Yoko Ogawa, en de fabuleux romans.

Ce livre peut vous faire découvrir l’univers de l’auteure si vous ne la connaissez pas, sinon, il fera découvrir comment certains de ces livres sont nés.





Sôseki – Une journée de début d’automne

15 04 2012

Quatrième de couverture :

« Un jour, tandis que j’étais dans mon bureau, occupé comme d’habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d’abord pu croire qu’une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l’étoffe sur le plancher était trop vif pour un simple bas de robe. J’ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l’ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain. »

Contenu :

  • Le soir de mon arrivée à Kyôto ;
  • Le moineau au bec rose ;
  • Le professeur Koeber ;
  • L’adieu au professeur Koeber ;
  • Bruits étranges ;
  • La lettre ;
  • Une journée de début d’automne.

Mon avis :

Sôsiki est maître dans l’art d’écrire sur des choses simples de la vie qui nous semblent, de premier abord, complètement insignifiantes et de les rendre merveilleuses. Je suis impressionnée par ce talent car quand on lit un de ses « contes », ce sont bien des contes qu’il nous chuchote à l’oreille, on est transporté vers un bonheur simple. Ces bonheurs, on peut aisément les retrouver dans la vie de tous les jours, il suffit d’y être attentif.

Dans ce livre, Sôseki écrit sur son arrivée à Kyôto, un moineau, un professeur d’université d’origine allemande, de bruits qu’il entend, d’une lettre et pour finir, d’une journée de début d’automne. Tout semble anodin mais à y regarder de plus près, le bonheur se retrouve dans tous ces moments de la vie.

Au passage, je vous conseille aussi de lire les haïkus de Sôseki : un pur moment de bonheur et de paix intérieure.

 





Yoko Ogawa – Une parfaite chambre de malade suivi de La désagrégation du papillon

5 04 2012

Quatrième de couverture :

« Une jeune femme vient de confier sa grand-mère à une institution médicalisée. Dépendante, silencieuse et immobile, la vielle dame semble peu à peu s’effacer de toute réalité. Dans la mémoire et l’inconscient de sa petite-fille, la solitude est immense…

Une jeune fille apprend que son frère, malade, doit passer les derniers mois de sa vie à l’hôpital. Jour après jour elle lui rend visite et leur intimité s’accroît, au rythme des saisons, dans la quiétude de la chambre blanche.

Dans ces deux nouvelles, Yoko Ogawa n’évoque pas simplement la douleur de la mort ou la violence de la maladie, elle explore un sens très particulier, le passage de la vie à l’absence qui induit un remarquable accomplissement des sentiments avant leur inscription dans la mémoire. »

Mon avis :

Une parfaite chambre de malade

Une sœur, un frère. Le frère tombe gravement malade et est hospitalisé. Sa sœur se pose des questions sur ses relations avec sa mère (décédée brutalement et malade mentalement) son frère et son mari. Elle recherche la sécurité dans la chambre d’hôpital (nette) de son frère qui est l’opposé de ce qu’elle a toujours connu (le désordre). Elle cherche également la sécurité dans les bras du médecin de son frère (pas de sexe !) qui semble aussi être l’opposé de son mari toujours absent.

C’est l’univers typique de Yoko Ogawa dont je ne me lasse pas.

La désagrégation du papillon

Une jeune femme se voit obligée de placer sa grand-mère en institution spécialisée après l’avoir soignée. Cette jeune femme finit par se rechercher en se questionnant sur son passé, sa vie amoureuse, le comportement de cette grand-mère qui l’a élevée. Le jeune femme n’entrera plus dans certaines pièces de la maison et à la fin, il y a une très belle scène avec un papillon qui résume, en quelque sorte, la condition humaine.

Encore du beau Yoko Ogawa. Je suis incontestablement une fan !





Haruki Murakami – 1Q84 – Livre 1 : Avril/Juin

8 03 2012

Quatrième de couverture :

« Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ? »

« Un évènement éditorial sans précédent. Une œuvre hypnotique et troublante. Un roman d’aventures. Une histoire d’amour. Deux êtres unis par un pacte secret. Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé… »

Mon avis :

Extrait, P.22 :

« […] Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité. »

Haruki Murakami nous fait toujours sortir des sentiers battus et avec cette trilogie, il ne déroge pas à la règle. Au début, on ne saisit pas très bien pourquoi on lit l’histoire d’Aomamé et de Tengo alternativement.

On cherche à connaître ce qui peut les relier. Puis d’autres personnages se greffent à l’histoire et nous apportent des éléments de réponses tout en amenant avec eux d’autres questions auxquelles on espère trouver les réponses dans les deux prochains tomes.

L’écriture d’Haruki Murakami est toujours aussi belle et nous transporte toujours autant. Il ne faut, certes, pas s’attendre à beaucoup d’actions car étant en trois tomes, l’histoire prend tout son temps pour se dérouler sous notre regard.

Le deuxième tome attend sagement que je l’ouvre. Le troisième tome attend sagement quelque part en librairie que je l’achète.

Je suis impatiente de connaître la suite des évènements et savoir ce qui va arriver à Aomamé et Tengo.

Haruki Murakami n’est plus à me présenter et je vous le conseille vivement.





Haruki Murakami – La ballade de l’impossible

3 11 2011

Quatrième de couverture :

« Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami, Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence. »

Mon avis :

Lu dans le cadre d’une lecture commune sur livraddict, je ne regrette pas cette lecture.

A force d’entendre parler de Haruki Murakami, j’ai fini par craquer et c’est en marchant sur des œufs que j’affronte droit dans les yeux cet auteur. Il faut dire que je suis une fan de littérature japonaise et surtout des auteurs suivants : Yoko Ogawa et Ryû Murakami.

J’ai commencé petit avec « Sommeil » que j’avais apprécié et alors je me suis lancée dans « La ballade de l’impossible » que j’ai littéralement dévoré. En conclusion, une histoire de livres entre Haruki Murakami et moi commence.

Trêve de bavardages inutiles (ou pas. A vous de juger), venons-en à mon ressenti sur « La ballade de l’impossible ». Je sors mon carnet magique et je dis « Zut » car je n’ai pris aucune note !! Horreur ! On se ressaisit, on va se baser sur ma mémoire.

Premièrement, au début, j’ai dû trouver mes marques car j’ai eu une impression de brouillon et il me fut difficile d’accrocher jusqu’à ce qu’on arrive sur un ordre plus chronologique quand le narrateur parle de ses études.

A partir de ce moment-là, j’ai pris un train express à travers le livre et Watanabe m’a touchée. Naoko est relativement mystérieuse jusqu’à ce qu’on découvre son passé. Ce qui explique son comportement.

A travers ses personnages, Haruki Murakami exploite le thème du suicide chez les jeunes qui est très présent au Japon. Ainsi que le thème de l’amour en utilisant les relations qu’ont les personnages entre eux (je parle de relations sociales.). On voit que les personnages se cherchent sans jamais vraiment se trouver (se trouver soi-même et les uns les autres).

J’admire, en quelque sorte, Watanabe pour son courage car il est entouré de personnes aux caractères très différents et il doit vivre beaucoup de drames. Pourtant, il continue son bonhomme de chemin en ayant bien la tête sur les épaules et les pieds bien sur terre.

Ce livre est toute la complexité des relations sociales et du bien-être individuel au Japon. C’est une belle démonstration des difficultés que rencontrent les japonais dans leur pays.

L’écriture de Haruki Murakami me transporte et je compte bien continuer à lire ses œuvres.

Elle est comment ma mémoire ? Au fait, le film « Norwegian Wood » est l’adaptation cinématographique du livre… hum, je pense que le dvd va bientôt rejoindre ma collection.

 

 





Eric Faye – Nagasaki

8 09 2011

Quatrième de couverture :

« Tout commence par des disparitions, des déplacements d’objets. Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse. Cet homme ordinaire rejoint chaque matin la station météorologique de la ville, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Car une découverte pour le moins inattendue va bouleverser son monde bien réglé… »

Ce roman est tiré d’un fait divers porté par plusieurs journaux japonais, dont Asabi, en mai 2008.

Mon avis :

Comment une vie bien réglée peut basculer du jour au lendemain sans qu’on ne s’y attende ?

Cette histoire n’est pas banale, surtout que le récit est tiré d’un fait divers de l’année 2008 qui s’est passé au Japon.

Un homme vit seul. Tous les jours, il part travailler et rentre chez lui sans aller boire un verre avec ses collègues. Quand un jour, il se rend compte que des aliments disparaissent de son frigo, que des objets dans sa cuisine semblent avoir changés de place.

Il émet plusieurs hypothèses : y aurait-il un esprit chez lui qui vole ses denrées alimentaires et qui déplace des objets ? Ou est-ce son esprit qui lui joue des tours ? Il décide donc de tout répertorier dans un carnet, mais cela ne suffit plus. Il place alors une webcam dans une armoire vitrée de sa cuisine et finira par faire une étonnante découverte.

Ce court récit relate les faits vécus par le narrateur, ce japonais vivant seul chez lui, mais aussi les faits vécus par un autre personnage qui joue un rôle important dans l’histoire.

De savoir que ce récit est tiré d’un fait réel apporte une touche encore plus surprenante au dénouement de l’histoire. J’étais partie dans une autre direction de dénouement et j’ai été en partie surprise. Comme quoi les apparences cachent bien souvent d’étranges vérités.

Si vous voulez vivre un fait divers qui se déroule au Pays du Soleil levant, ce récit est fait pour vous et vous serez bien étonnés.








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