Doris Glück – Niqab

6 09 2012

« J’étais l’épouse d’un guerrier d’Allah »

Quatrième de couverture :

« Doris, trente-deux ans, rencontre Omar, un bel Égyptien. C’est le coup de foudre, et elle l’épouse aussitôt. Mais, en 1991, l’envoûtant prince du désert est devenu un combattant du djihad et il emmène Doris en Bosnie, en pleine guerre des Balkans. Là, il la contraint à vivre cloîtrée et à porter le niqab… » 

// Mon avis :

Il y a des livres dès qu’on les ferme, on a du mal à exprimer ce qu’on ressent, ce qu’on en pense. Ce livre en fait partie.

Doris Glück est un nom d’emprunt car l’auteure doit se protéger. Elle raconte son histoire, une histoire qui vous glace le sang, qui ne vous laisse pas indifférent. Mais peut-on juger l’histoire d’une personne amoureuse qui se fait manipuler ?

Il est question d’extrémisme, d’amour, de manipulation, de maltraitance… Une histoire hors du commun mais tellement proche nous, car nous côtoyons ces gens tous les jours.

On peut se demander comment une allemande s’est laissé embrigader par un homme à peine rencontré, qu’elle ne connait pas. Mais l’amour vous aveugle et son époux a agi comme agissent les hommes qui battent leurs épouses.

Cette histoire pose question, mais l’auteure ne cherche pas à se plaindre, elle veut simplement partager son histoire pour nous faire prendre conscience de ce qui se passe et comment cela se passe.

A lire pour vous réveiller.

Publicités




Philip Kerr – Une douce flamme

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« 1950. À la fin de La Mort, entre autres, embarqué sous un faux nom pour l’Argentine avec Adolf Eichman, Bernie Gunther va y retrouver le gratin des criminels nazis en exil. Ayant révélé sa véritable identité au chef de la police de Buenos Aires, il constate que sa réputation de détective l’y a précédé. Une jeune fille est assassinée dans des circonstances atroces, et Bernie se dit que cette affaire ressemble étrangement à une enquête non élucidée qui lui avait été confiée lorsqu’il était flic à Berlin sous la république de Weimar. Soupçonnant l’un des très nombreux nazis réfugiés dans sa ville, le chef de la police, sollicite l’aide de Bernie qui accepte sans grand enthousiasme. Une série de flash-backs nous ramènent à Berlin en 1932, éclairant les progrès de ses investigations, qui posent d’embarrassantes questions sur les rapports entre le gouvernement de Pern et les nazis. »

Mon avis :

Dans ce cinquième tome, Bernie reprend du poil de la bête. On retrouve un Bernie comme on l’aime. Mais cette fois, en Argentine !

Philip Kerr, une fois de plus, m’impressionne avec ses références historiques. A travers ce tome, j’ai appris énormément de choses sur la fuite des Nazis en Argentine et sur le fait qu’ils étaient accueillis à bras ouverts.

Philip Kerr fait référence à un élément très troublant par rapport au rôle joué par l’Argentine dans l’extermination des juifs. L’auteur insiste bien sur le fait que rien n’a pu être prouvé. Mais cela permet de poser la question.

« Hôtel Adlon » est dans ma PAL et je suis impatiente de le découvrir. Cette saga n’est pas prête de quitter ma PAL.





Bernhard Schlink – Le retour

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« Le retour s’ouvre sur les souvenirs de vacances du narrateur, Peter Debauer. Élevé dans l’Allemagne de l’après-guerre par sa mère, Peter passe tous ses étés chez ses grands-parents suisses. Ces derniers travaillent comme correcteurs d’épreuves pour une collection de romans populaires.

Un jour, Peter commence à lire un bloc d’épreuves et découvre, fasciné, l’histoire d’un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à s’évader et à rentrer chez lui, mais seulement pour découvrir que sa femme ne l’a pas attendu. Certains détails du récit donnent à Peter l’impression qu’il s’agit non pas d’un roman mais d’une histoire vraie, et cette idée ne le quittera plus.

Beaucoup plus tard, devenu juriste, il mène l’enquête et, petit à petit, découvre que l’homme en question est peut-être son père. Mais à chaque fois qu’il croit comprendre son histoire, un élément inattendu brouille les pistes. Sa quête de vérité le conduit jusqu’aux Etats-Unis, où il est persuadé d’avoir identifié ce père insaisissable sous les traits d’un célèbre professeur de droit, déconstructionniste et négationniste… »

Mon avis :

J’ai eu des difficultés à m’imprégner de l’histoire et d’entrer dans le livre, quand j’y suis arrivée, j’étais déjà à la fin du livre. En résumé, ce n’est pas mon préféré de l’auteur.

Après avoir lu « Le Liseur » et « Le Week-end », j’en attendais beaucoup, peut-être un peu trop, de la part de Bernhard Schlink.

« Le retour » est désigné par la Critique comme étant le successeur de « Le Liseur », mais pour moi, après cette lecture, je pense qu’il n’est pas encore venu le moment de la succession de « Le Liseur ».

L’histoire est intéressante : un jeune homme intrigué par les épreuves des romans que corrigent ses grands-parents, finit par faire des recherches et trouvera des réponses à ses questions.

Où cela coince, c’est que j’ai l’impression que c’est brouillon et il faut un certain temps pour comprendre, pour mettre les éléments en relation et entrer dans l’histoire.

Malgré tout, je ne resterai pas sur ma faim, « Amours en fuite » est dans ma PAL.





Philip Kerr – La mort entre autres

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« 1949. Munich rasée par les bombardements et occupée par les Américains se reconstruit lentement. Bernie Gunther aussi : redevenu détective privé, il vit une passe difficile. Sa femme meurt, il a peu d’argent et surtout, il craint que le matricule SS dont il garde la trace sous le bras ne lui joue de sales tours. Une cliente affriolante lui demande de vérifier que son mari est bien mort, et le voici embarqué dans une aventure qui le dépasse. Tel Phil Marlowe, et en dépit de son cynisme, Gunther est une proie facile pour les femmes fatales. L’Allemagne d’après-guerre reste le miroir de toutes les facettes du Mal et le vrai problème pour Gunther est bientôt de sauver sa peau en essayant de sauver les apparences de la morale. Atmosphère suffocante, hypocrisies et manipulations, faits historiques avérés façonnés au profit de la fiction : du Philip Kerr en très grande forme. »

Mon avis :

Dans ce quatrième tome de la saga qui a commencé avec « La Trilogie Berlinoise » (ce premier tome regroupe trois tomes), Bernie n’est pas du tout épargné par son auteur. On a l’impression de retrouver un détective qui a hiberné quelques temps et qui a du mal à retrouver ses marques. Bernie est berné à plusieurs reprises et on se demande quand il va enfin se réveiller.

Philip Kerr n’a rien perdu de son écriture et ses recherches historiques sont vraiment pointues. On ne s’ennuie pas et c’est toujours un vrai bonheur de suivre Bernie à travers une partie de l’Histoire.

Ici, nous sommes juste au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en pleine Bavière et on découvre le réseau mis en place par les Nazis pour s’enfuir de l’Allemagne. C’est en ça que Philip Kerr m’impressionne. Je suis à chaque fois fascinée pas les informations historiques qu’il introduit dans ses romans. Je suis impressionnée par ses recherches.

Je n’ai qu’une seule chose à vous dire : « Je suis impatiente de lire la suite « Une douce flamme »  ».





Markus Zusak – La Voleuse de livres

28 05 2012

« Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter »

Quatrième de couverture :

« Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Estce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres… »

Mon avis

Une petite fille orpheline voit son frère mourir dans un train. Elle se retrouve dans une famille nourricière où elle apprendra à lire et à aimer les livres. Elle se liera d’amitiés pour son voisin. Il pourrait s’agir d’une vie normale pour une petite fille à la fin des années 30, début des années 40, si l’Histoire n’était pas empreinte du spectre d’Hitler et de son idéologie.

Cette petite fille est allemande, vit dans un village de Bavière mais on voit la dureté de la vie des Allemands pauvres lors de cette période de l’Histoire.

Cette histoire est racontée par la Mort, cette Mort qui ramasse les âmes à travers le monde et qui raconte l’histoire de cette petite fille qui l’intrigue.

Ce livre est très bien écrit, il est destiné aux jeunes, mais aussi aux adultes. Il montre une autre facette de l’Histoire. Il montre le courage d’un homme et d’une femme qui cachent un jeune lutteur juif dans leur cave et qui élèvent une fille qui gardera le secret jusqu’à la fin.

Ce livre est tout simplement touchant. Touchant dans les faits qu’il relate, touchant dans l’écriture.

A lire tout simplement.





Peter Stamm – Au-delà du lac

4 05 2012

Quatrième de couverture :

« Avec ces dix récits, ancrés dans la région du lac de Constance, Peter Stamm renoue avec le genre de la nouvelle, dans lequel il excelle. Variations autour du couple et de la solitude, ces textes conçus comme des instantanés photographiques cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ou de résolution définitive : ils capturent quelques pensées et évènements flottants au sein d’existences en perpétuel état de tension et d’incertitude. »

Contenu :

  • Les Estivants (Un écrivain recherchant la tranquilité pour écrire trouve autre chose);
  • L’ordre des choses (Un couple en vacances découvrent que l’ordre des choses n’est pas toujours ce qu’il devrait être);
  • Le repas du Seigneur ;
  • Dans la forêt (Une jeune femme fuit la vie et se retrouve en symbiose avec la nature) ;
  • Janus (Un jeune homme envie un gardien de prendre sa retraite à l’étranger);
  • Le 27 juin (Un jeune agriculteur solitaire participe à un festival) ;
  • Le dernier romantique (Une jeune pianiste désespère de l’abandon d’un talent) ;
  • La valise (Un mari d’un certain âge doit faire la valise à amener à son épouse hospitalisée);
  • Sweet Dreams (Une jeune femme rêve de ce que serait sa vie de couple);
  • Coney Island.

Mon avis :

J’avais apprécié « Sept ans », un roman de cet auteur. Ici, j’apprécie l’écriture, mais le style de la nouvelle avec un peu de fantastique glissé dedans, ne m’emporte pas. J’ai été un peu déçue que Peter Stamm ne se contente pas uniquement de relater des faits simples. Pour certaines nouvelles, le petit truc fantastique me gênait et à gâché la saveur de la lecture.

L’effet que j’espérais a fait « plouf ». C’est tombé un peu à plat bien que j’aime vraiment sa plume. Bien évidemment, je n’en resterai pas sur ce goût amer et je suis intéressée à lire d’autres œuvres de Peter Stamm.

Il arrive à tout le monde d’être un peu moins bon de temps en temps. Toutefois, ces nouvelles sont parfaites pour lire dans un train, sur un banc au soleil ou tout simplement avant de s’endormir. Elles sont courtes et apportent un peu de baume au cœur.





Stefan Zweig – Vingt-Quatre Heures de la vie d’une femme et 15 autres romans et récits

15 04 2012

Quatrième de couverture :

« Passion, désir, possession… Stefan Zweig a écrit certains des plus beaux textes de la littérature amoureuse.

Cet écrivain brillant de la Belle Epoque, né dans une Vienne frivole et sensuelle, a parcouru l’Europe en touriste raffiné. Il a fréquenté les intellectuels de son temps, celui de la modernité. Mais la Première puis la Seconde Guerre mondiale vont installer la barbarie au cœur des hommes. Européen libéral et juif amoureux de l’Autriche des Habsbourg, Stefan Zweig n’a plus d’espérance et tel le héros solitaire du Joueur d’échecs, il va basculer dans le désespoir. Il laisse à la postérité une œuvre magistrale que les générations ne cessent de découvrir et de redécouvrir. »

Contenu :

  • Printemps au Prater ;
  • La Gouvernante ;
  • Brûlant secret ;
  • Au bord du lac Léman ;
  • La Peur ;
  • Amok ou le Fou de Malaisie ;
  • La Femme et le Paysage ;
  • Lettre d’une inconnue ;
  • La Ruelle au clair de lune ;
  • Destruction d’un cœur ;
  • Vingt-Quatre Heures de la vie d’une femme ;
  • La Confusion des sentiments ;
  • La Collection invisible ;
  • Voyage dans le passé ;
  • Révélation inattendue d’un métier ;
  • Le Joueur d’échecs.

La Gouvernante

Deux fillettes quittent l’enfance à cause de leur curiosité. Mais quel enfant n’est pas curieux ? Elles ne saisissent pas tout ce qui se passe autour d’elle. Elles écoutent aux portes car elles se rendent compte que leur gouvernante est préoccupée par leur cousin. Elles finissent pas comprendre ce qui se passe entre leur cousin et la gouvernante mais ne comprennent pas pourquoi leur mère renvoie cette dernière. Un malheur finira par arriver et seules les deux fillettes auront saisi l’ampleur de la situation.

Cette nouvelle démontre que les parents tentent de protéger au maximum leurs enfants de la réalité bien souvent cruelle qui les entourent. Toutefois, les enfants grandissent bien plus vite qu’on ne le voudrait.

Le récit de Stefan Zweig dépeint la vie telle qu’elle est.

Au bord du lac Léman

Un homme nu est repêché dans le lac Léman par un pêcheur. L’inconnu s’exprime dans une langue étrangère. Rapatrié sur le bord du lac, son regard s’illumine car il pense être arrivé chez lui mais il s’aperçoit rapidement que les gens qui viennent voir « l’homme nu repêché dans le lac » ne sont pas de chez lui. Un patron d’hôtel arrive à communiquer avec l’homme qui est un déserteur de l’armée rouge. Ne recevant aucune aide pour rentrer chez lui, l’homme fera tout pour se libérer de cette souffrance.

Dans ce récit, un homme perd tout ses repères et en souffre. De plus, personne ne semble pouvoir (vouloir) lui venir en aide. Stefan Zweig démontre la complexité qui peut y avoir dans la communication avec l’autre et la compréhension de l’autre. La mauvaise compréhension peut amener à des situations où aucune issue ne semble possible.

La femme et la paysage

Un homme (le narrateur) semble être en vacances dans un endroit où il fait terriblement chaud et espère que l’orage va tout rafraîchir mais il n’arrive pas. Dans son désarroi, il semble avoir trouvé quelqu’un avec qui partager ce mal-être : une jeune femme. Pourtant, cette dernière ne semble pas le remarquer jusqu’à la nuit d’orage.

Dans ce récit, Stefan Zweig décrit les émotions et le ressenti du narrateur d’une manière tellement détaillée qu’on ressent le mal-être du narrateur. Ce texte est très intense et on n’a qu’une envie : que l’orage éclate !

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir Stefan Zweig à travers ses écrits, je ne peux que vous conseiller ce recueil.









%d blogueurs aiment cette page :