Susan Fletcher – Un bûcher sous la neige

14 11 2011

Quatrième de couverture :

« Au cœur de l’Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d’une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d’Irlande espionner l’ennemi, l’interroge sur les massacres dont elle a été témoin.

Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s’élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s’efface ; du coin de sa cellule émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu’il brûle d’écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi.

Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l’attend le supplice d’un agneau. »

Mon avis :

« Un bûcher sous la neige » fait parti de ses livres qui vous prennent aux tripes. L’écriture est tellement intense que vous ressentez la morsure de la neige sur votre peau, que vous sentez le bise du vent sur vos joues, que vous sentez l’eau glacée gonfler vos cheveux et caresser votre corps sous la cascade. Vous vivez le livre.

Au début de l’histoire, le Révérend Charles Leslie est septique quant à savoir si Corrag est un être humain. Il est convaincu que c’est une sorcière. Mais au fil de l’histoire, son regard change et le nôtre également. Corrag se dévoile petit à petit et le révérend la voit enfin comme un être humain à part entière. Il ouvre les yeux sur sa propre expérience de vie et commence à se remettre en question. Il ira même jusqu’à se sentir comme un père pour cette jeune fille menacée de la peine capitale pour quelque chose qu’elle n’a pas commis.

Ce livre m’a fait voyager d’Angleterre en Ecosse, m’a fait traverser des paysages sur le dos d’une jument blanche, m’a fait vivre des émotions et sensations très fortes.

Je pense que c’est la première fois qu’un livre me fait un tel effet. Pourtant, il y en a des livres qui m’ont fait m’évader, mais celui-ci était plus fort en émotions.

Ouvrez-le et vous comprendrez.

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