Jonathan Franzen – Freedom

1 10 2011

A la fin de la chronique, je vous fais part de mon expérience du Book Club au Bozar (Bruxelles) du 29 septembre 2011 concernant le livre de Jonathan Franzen.

 

Quatrième de couverture :

Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute : c’est oui. Epouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu’en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce « bad boy » dont elle était amoureuse – et qui se trouve être le meilleur ami de Walter – , Patty a peut-être commis l’erreur de sa vie. Freedom raconte l’histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des Etats-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité. »

Mon avis :

Au premier abord, ce livre ne m’intéressait pas du tout. Si je l’ai acheté et que je l’ai lu c’est parce qu’une amie m’avait proposé de participer à un « book club » au Bozar, à Bruxelles concernant justement ce livre.

Le « book club » étant une nouvelle initiative du Bozar et se situant à 10 minutes de chez moi, je me suis dit «  pourquoi pas ? ». Je me suis donc laissée tentée par l’expérience et je n’ai pas été déçue.

Premièrement, j’ai aimé le livre. Bien que le premier chapitre m’ait fait l’effet « ouille, dans quoi me suis-je embarquée ? », mais au fil de la lecture, j’ai finie par être emportée, oui, emportée.

L’écriture de Jonathan Franzen est simple, ce qui est bien, car oui les belles phrases, c’est magnifique, mais il y a des choses qui s’écrivent en brut et qui n’ont pas besoin d’être auréolées d’une belle écriture pour se faire comprendre.

L’histoire, tout d’abord, assez banale. Une famille de classe moyenne américaine vue par les voisins, par la mère de famille et personnage principal, Patty, par Walter, le père de famille, par Joey, le fils de la famille et par Richard, l’ami de Walter et la pièce du puzzle triangulaire.

Cette famille évolue aux Etats-Unis, nous avons donc un aperçu de la politique, un peu de judaïsme, un peu de pauvreté (le passé de Walter), un paysage de préoccupations environnementales en arrière-fond, de beaux oiseaux, une histoire (plutôt deux) d’amour et voilà, le livre est résumé.

Cela paraît simple mais la lecture vaut vraiment le coup. On voit une évolution des personnages, ils sont proches de nous et on peut se reconnaître en eux. Les 700 pages passent à une vitesse que je ne me suis pas rendue compte que j’arrivais au bout du livre. Toutefois, certains passages me semblent longs et n’apportent rien au déroulement de l’histoire.

Il est clair qu’en me relisant, je donne une impression d’avis plutôt mitigé, pourtant j’ai vraiment bien aimé le livre.

Je vais partager avec vous mes impressions sur le « book club » du Bozar, car je pense que s’il y a des Bruxellois qui me lisent, ils pourraient être intéressés.

Book Club au Bozar, à Bruxelles, le jeudi 29 septembre 2011

Pour avoir plus d’informations sur le Book Club, les dates et les livres, rendez-vous ici

Animatrice : Lila Azam Zanganeh (son site internet ici)

Lieu : Bozar, Rue Ravenstein 3 à 1000 Bruxelles

Heure : 20h30 – 22h00

Munie de mon ticket, je me suis rendue au Book Club. J’ai un peu cafouillé pour trouver l’entrée, mais une fois trouvé le « gorille », j’ai pu entrer grâce à mon sésame. J’étais un peu paniquée, oui, je suis très timide et quand j’ai vu la centaine de chaises disposées en arc de cercle sur lesquels quelques personnes étaient déjà dispersées, ça m’a un peu fait peur.

Toutefois, je me suis dégoter une place près d’une femme qui semblait inoffensive (et c’était le cas, elle était très sympathique et on a eu un bel échange). La soirée peut commencer.

Lila Azam Zanganeh se présente et nous explique qu’elle a écrit un livre « The Enchanter » sur Nabokov (l’auteur qu’on lira pour le prochain Book Club avec « Lolita »). Lila nous parle d’enchantement, d’enchantement du verbe. Je ne vous cache pas que j’ai gratté quelques notes dans mon petit cahier orange (j’aime la discrétion) et donc voici ce qu’on a dit sur le livre de Jonathan Franzen : Freedom.

D’après Lila, Freedom est de la dysphorie (contraire d’euphorie), c’est le livre du désenchantement. Elle explique que Jonathan Franzen (qu’elle a déjà pu rencontrer) a été marqué par le 11 septembre 2001. Et bien sûr, elle trouve que l’écriture est simple. Lors de cette soirée, elle nous a lu trois extraits du livre dont on a discuté.

Le premier extrait se situe à la fin du livre, c’est le moment où Patty et Richard se croisent par hasard à New York (je n’en dis pas plus pour éviter de vous spoiler si vous n’avez pas encore lu le livre) : il est question d’écrire une histoire. Sur ce, Lila nous explique que la littérature c’est raconter une histoire.

Le deuxième extrait est le premier paragraphe du livre. Lila nous explique que la première phrase/la première page est importante dans un livre car il s’agit de capter la bienveillance du lecteur. Lila nous demande ce qui a fait qu’on a voulu continuer à lire le livre. Les points de vue ont été assez diversifiés : certains n’ont pas aimé le livre et l’ont lu jusqu’au bout pour le book club, certains ont aimé et ont continué à lire car ils étaient intrigués par le titre (ce qui était mon cas et les oiseaux m’intriguaient également sur la couverture) et ils voulaient savoir ce qui étaient arrivé à Walter.

Lila a écouté et expliqué que Franzen utilise l’ironie et un rythme qui interpellent dès le départ afin d’attirer le lecteur. Le titre est très ironique aussi car tout le monde cherche sa liberté et se plante (dans le livre). Dans ses livres, Franzen dit/dénonce tout ce qu’il n’aime pas : la politique entre autres. Il est pour la protection des oiseaux, ce qui explique la paruline dans le livre. D’après Lila, Franzen parle de la réalité avec une justesse phénoménale. On ressent également des influences de Tolstoï dans ses écrits.

Lila a utilisé l’image du hérisson pour expliquer le caractère des Américains. En hiver, les hérissons ont froid et pour se réchauffer ils se rapprochent, seulement comme ils sont couverts de piques, ils se piquent et s’éloignent les uns des autres de manière réfractaire. Je trouve que c’est une belle image.

Pour finir, Lila explique qu’on peut faire l’analogie entre « Guerre et Paix » de Tolstoï et le trio formé dans le livre de Franzen par Patty, Walter et Richard.

En conclusion, j’ai passé une bonne soirée qui m’a apporté des réponses à des questions que je me posais sur le livre (entre autres, les fameux oiseaux). Et le book club s’est terminé à 22h40 !

 

 

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5 responses

2 10 2011
Rose

Je dois lire ce livre pour un partenariat et ton avis même s’il comporte quelques bémols, me donne bien envie de m’y plonger!
Tu vas aller au prochain book club? La réunion avait l’air bien intéressante, mais vous avez pu échanger?

2 10 2011
petitebelge

Je me suis déjà inscrite au prochain book club qui portera sur « Lolita » de Nabokov (l’auteur préféré de Lila). Il y a eu un véritable échange, je sais que ça ne transparaît pas dans mon compte-rendu mais alors il serait vraiment très long.

Pour Freedom, il ne faut pas hésiter à le lire.

3 10 2011
petitepom

comme quoi les lectures communes apportent son lot de surprise

12 10 2011
Aaliz

J’adore ton billet et ton compte-rendu. Même si je n’ai pas lu le livre, c’était vraiment intéressant. Je t’envie de pouvoir participer à ce Book Club, Lila a l’air d’être passionnante et de donner des pistes de compréhension pour la lecture ce qui permet de mieux appréhender le livre et de mieux en saisir le sens et l’intérêt. C’est très enrichissant. Je te souhaite une bonne continuation et de bonnes lectures, ainsi qu’une longue vie au Book Club 🙂

17 07 2012
Virginie

Je suis très attirée par ce livre (de part l’histoire) mais j’hésite encore ! Je vais peut-être attendre sa sortie en poche

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