Curzio Malaparte – Le Compagnon de Voyage

14 08 2011

Quatrième de couverture :

« Le lieutenant tombe à son tour. « Si je meurs, ne me laisse pas ici », murmure l’officier à son ordonnance, le chasseur alpin Calusia. C’est un Bergamasque puissant, au visage innocent et bon, qui balbutie en dialecte quand il est ému, et rougit. « Ne me laisse pas ici, Calusia, ramène-moi chez moi, à Naples. Chez ma mère. Palazzo Pignatelli, Monte di Dio, Naples… » »

1943, Calabre, Italie. Après le renversement de Mussolini et la signature de l’armistice, l’ordonnance Calusia promet à son lieutenant de le ramener chez lui, quoi qu’il en coûte. Commence un long voyage qui le mènera sur les chemins de la désolation et du chaos. Sans perdre espoir, Calusia poursuivra sa route et découvrira ce que l’humanité a de plus vil, mais aussi de plus noble.

Mon avis :

Curzio Malaparte nous emmène en Italie lors de la Seconde Guerre mondiale, enfin, plutôt lors de la chute de Mussolini. Calusia se trouve en Calabre et est chargé de ramener son officier chez lui à Naples. Calusia entame donc un voyage qui va le faire traverser une partie de l’Italie en compagnie d’un âne et de son compagnon de voyage, le corps de son officier. A travers se périple, Calusia rencontrera une jeune fille et une femme qui changeront en partie sa vie.

J’ai lu ce livre lors d’un voyage en train et je dois dire que j’ai été emportée par cette lecture. L’époque et le décor dépeints ne sont pas très engageants, mais l’écriture est tellement fluide et surtout juste qu’on ne peut que partir en voyage avec Calusia. C’est une époque très difficile et lors de laquelle il faut se méfier des intentions de tout le monde, on ne peut pas faire confiance. Surtout que Calusia transporte son officier dans un « cercueil » fabriqué avec les moyens du bord et que beaucoup pensent qu’il fait de la contrebande et transporte des denrées.

La réaction de la famille de l’officier se comporte vraiment comme des rapaces et Calusia laissera la « caisse » sans leur dire ce qu’elle contient. On sent vraiment qu’il est mal à l’aise par ce comportement et surtout il ne s’attendait pas à découvrir un tel endroit, car des rumeurs sur l’officier circulaient entre les hommes sur le champ de bataille.

Ce récit, relativement court, montre le mauvais comme le bon côté des hommes. La postface est intéressante à lire, la vie de l’auteur, Curzio Malaparte est atypique.

Ce livre est un coup de cœur.

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One response

14 08 2011
mimipinson

j’ai aussi beaucoup aimé ce court récit

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