Antoine Audouard – L’Arabe

14 08 2011

Quatrième de couverture :

« Un inconnu vient se réfugier en un lieu où il croit trouver la tranquillité : une cave donnant sur une petite place, dans un village du Sud… Un inconnu : un Arabe. Le jour, il charrie des tonnes de cailloux sur un chantier de terrassement. Le soir, il rentre dans son trou. Pourquoi se cache-t-il ? Le village s’agite, une hostilité sourde monte de la terre. Ici, il n’est pas chez lui et ne le sera jamais. Lorsqu’un meurtre est commis sur la place, aux yeux de tous, c’est lui le coupable. Les forces qui se dressent contre lui sont anciennes, comme le feu, la rage, la peur. Pour leur échapper, se rendre invisible ne suffira plus. « Le véritable thème du livre est une chose plus grave encore que le racisme : la difficulté de vivre. Simplement superbe » ».

Mon avis :

Il y a de ces histoires où dès le départ, c’est mal parti. Dès le début, je me suis braquée. J’avais lu une critique sur ce livre qui m’avait bien refroidie. Pourtant, le thème abordé me semblait prometteur et il l’est. Toutefois, le traitement de l’histoire ne m’a pas plus.

Nous avons un village dans le Sud de la France, une famille avec grands-parents, fille et petit-fils, un veuf, une entreprise qui effectue des travaux de terrassement à cela vous ajoutez une personne immigrée, entre autre ici un Arabe, vous secouez le tout et vous obtenez ce livre qui dépeint la vision de la population des villages (et je sais de quoi je parle car je proviens d’un village pas triste en son genre) par rapport aux étrangers.

Quand je parle d’étrangers, pas besoin d’aller chercher des immigrés car dès qu’une personne provenant d’ailleurs que du village vient s’installer, c’est la pagaille assurée.

Ici, Antoine Audouard aborde de manière très légère le terrorisme, comme le personnage de l’Arabe a un frère terroriste, il aurait été intéressant de connaître le ressenti du personnage. On n’a qu’un aperçu très léger de ses sentiments par rapport à son frère. On sait qu’il n’est pas d’accord avec le terrorisme mais il s’en défend très peu lors des interrogatoires.

La famille avec grands-parents, fille et petit-fils est le stéréotype de la famille bornée et sans ouverture d’esprit. Quand la fille se fait assassinée par son ex-mari, immédiatement, c’est la faute à l’Arabe.

Mais qu’il a bon dos. La grand-mère l’accusera de tous ses maux et sera à l’origine d’une haine généralisée contre une personne qui travaille et ne demande rien aux autres.

Même si j’ai eu des difficultés à lire ce roman car, pour moi, il regorge de clichés évidents et s’en est probablement trop, Antoine Audouard montre à quel point les gens ne réfléchissent pas et réagissent de manière inconsidérée quand ils sont « en meute ».

Si vous souhaitez lire ce livre, et je ne peux que vous y encourager, faites abstraction des commentaires que vous aurez lu au préalable, sinon vous risquez, comme moi, de vous braquer dès le début.

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One response

14 08 2011
mimipinson

En effet pourquoi pas…

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