Sofi Oksanen – Purge

5 04 2011

Quatrième de couverture :

« En 1992, l’Union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, quand elle trouve la jeune Zara dans son jardin, qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Mais finalement ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille se révèlera, en lien avec le temps de l’occupation soviétique. Aliide a en effet aimé un homme, Hans, un résistant. Quarante ans plus tard, c’est au tour de Zara de venir chercher protection, et la vieille dame va décider de lui accorder jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. » 

Avis :

Voici comment je vois le découpage de ce livre :

–         Première partie : prise de contact, on fait connaissance des deux personnages principaux : Zara et Aliide. On dévine que les deux personnes ont chacune un secret. Aliide reste sur ses gardes et Zara ment.

–         Deuxième partie : on découvre l’histoire d’Aliide et on découvre par la même occasion qu’elle a une sœur. Une sœur ainée, Ingel, qui va épouser Hans, dont Aliide est amoureuse. Ingel et Hans auront une petite fille, Linda. On perçoit une certaine rivalité entre les deux sœurs, surtout que leur parents ont disparus. Ingel joue le rôle de chef de famille.

–         Troisième partie : On découvre qu’Aliide a une fille, Tvali qu’elle ne voit pas beaucoup. Zara, quant à elle, tente de sortir de la prostitution. Pourquoi cherche-t-elle Aliide ?

–         Quatrième partie : Zara est enfin libérée de la prostitution. Zara a trouvé le carnet de Hans dans la cache de ce dernier. Que renferme ce carnet ? Que va découvrir Zara ?

–         Cinquième partie : en plus du carnet, Zara a découvert d’autres documents qui concernent le défunt mari d’Aliide, Martin.

Ce livre traite de plusieurs sujets, selon moi. Il traite de la rivalité/jalousie entre sœur et montre jusqu’où cela peut mener : à trahir sa sœur. Il traite également de la situation des jeunes filles en Russie à qui on promet une meilleure vie à l’Ouest et se retrouvent dans la spirale infernale de la prostitution. Il traite également de la violence faite aux femmes lors de guerres et de dictatures.

Sofi Oksanen a une plume qui crache les mots crus, sans « chichis ». L’écriture est directe et les mots n’ont pas peur de nous sauter aux yeux pour nous montrer les choses telles qu’elles le sont : pas tendres. Les femmes sont les premières victimes des conflits (guerres, dictatures…). Les hommes sont capables de leur faire subir les pires choses afin d’avoir les informations qu’ils veulent sur leurs « ennemis ». Ils vont jusqu’à terrifier/traumatiser à vie des enfants.

Les femmes sont aussi victimes de la prostitution. Les jeunes filles s’imaginant profiter d’une meilleure vie en quittant leur pays, se retrouvent embrigader dans la prostitution et doivent satisfaire leurs clients mais à l’extrême.

Sofi Oksanen a su poser les mots justes là où il le faut et n’hésite pas à détailler car, oui, la vérité doit être crue pour qu’on la voit, pour qu’on accepte de la voir. Ce livre est fort et mérite d’être lu. Ce fut une gifle monumentale en ce qui me concerne car j’en ai beaucoup entendu parler, mais j’étais loin de m’imaginer ce que livre enfermait. Je ne regrette pas de l’avoir ouvert.

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One response

6 04 2011
lireparelora

Ma mère est en train de le lire et a du mal à avancer. elle le trouve trop lent…

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