Orhan Pamuk – Le Livre noir

29 03 2011

La quatrième de couverture :

« Pendant une semaine, jour et nuit dans Istanbul, un jeune avocat, Galip, part à la recherche de sa femme Ruya, qu’il aime depuis l’enfance, et qui lui a laissé une lettre mystérieuse : est-ce un jeu ? un adieu ? Dans le fol espoir de la retrouver, il fouille ses souvenirs et le passé militant de Ruya. Il lit et relit les écrits de Djélâl, le demi-frère de sa femme – un homme secret qu’il admire. Mais lui aussi semble avoir disparu. A la recherche des deux êtres qu’il aime, Galip est en même temps en quête de sa propre identité et, bientôt, de celle d’Istanbul, présentée ici sous un aspect singulier : toujours enneigée, boueuse et ambiguë, insaisissable. »

Avis :

Qui n’a jamais pensé être uniquement soi-même ? Qui n’a jamais voulu être un autre parce qu’il n’aime pas la personne qu’il est ? Qui n’a jamais essayé de déchiffrer le visage d’autrui pour savoir s’il est lui-même ou s’il porte un masque, joue un jeu? Qui ne voudrait pas savoir/connaître le secret de l’univers ? Y a-t-il un secret ? Tant de questions auxquelles on souhaiterait avoir une réponse.

Galip nous incarne tous. On se retrouve dans sa façon de penser, d’essayer de deviner les secrets en déchiffrant les visages. Son épouse Ruya quitte leur foyer brusquement en laissant un petit mot d’excuse. Par conséquent, Galip part à sa recherche, ainsi qu’à celle de son cousin, Djélâl (frère de Ruya) qui semble avoir également disparu.

Pour ce faire Galip se plonge dans les chroniques de Djélâl (chroniqueur de renom pour un journal turc). Djélâl semble accrocher à l’houroufisme (secte islamiste de la Syrie du XIV ième siècle), tous ses articles sont truffés de références au « mouvement ». Les adeptes de l’houroufisme pensent qu’il est possible de déchiffrer les visages grâce aux lettres qui se trouvent dessus (l’houroufisme tient sa racine de l’arabe « huruf » qui signifie lettres). Galip va essayer de déchiffrer son visage, mais pas uniquement, il essaye de trouver des indices dans tout ce qu’il voit afin de découvrir où Ruya et Djélâl se trouvent.

Orhan Pamuk possède une écriture extrêmement dense et très détaillées. Certaines personnes se lasseront de tous ces détails, mais sans ceux-ci, il est difficile de saisir la subtilité de la recherche de Galip qui se recherche lui-même plus qu’il ne recherche en réalité son épouse et son cousin. Beaucoup de références sont faites aux écrits de différents auteurs de différentes époques. On est intrigué par ce que Galip va découvrir. 

Istanbul sombre, noire, froide, sous la neige, c’est telle que nous la voyons dans ce livre. « Théâtre » préféré d’Orhan Pamuk pour placer ses écrits.

Les écrits d’Orhan Pamuk sont à chaque fois une découverte pour moi et je ne suis jamais déçue de ce qu’il nous livre.

Lu dans le cadre du Challenge « Petit Bac » pour le thème « Objet »:

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :