Bernhard Schlink – Le Liseur

11 03 2011

Acheté à la Foire du Livre de Bruxelles 2011, ce livre venait en complément du film « The Reader » qui n’est qu’autre, l’adaptation cinématographique du livre.

Quatrième de couverture:

« A quinze ans, Michaël fait la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours et lui fait la lecture à haute voix. Cette Hanna, mystérieuse, disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna. Elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée. Il la revoit une fois, des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dout il dit: « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres? » »

C’est du livre lourd, très lourd. Lourd en questions qu’il pose, qu’on se pose. Remise en question assurée à la lecture de ce roman.

Le personnage de Michaël incarne une génération mise face à son passé, au passé de leurs aïeux. De ce que ces aïeux ont fait sous le 3ième Reich et comment la nouvelle génération doit vivre avec ce lourd passé.

Extrait (P. 104):

« Nos parents avaient joué sous le Troisième Reich des rôles très divers. Beaucoup de pères aviaent fait la guerre, dont deux ou trois comme officiers dans la Wehrmacht et un dans les Waffen-SS; quelques-uns avaient fait des carrières dans la justice et l’administration; nous avions des enseignants et des médecins parmi nos parents, et l’un de nous avait un oncle qui avait été haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur du Reich. Je suis sûr que, pour autant que nous les interrogions et qu’ils nous répondraient, ils avaient à dire des choses fort diverses. Mon père ne voulait pas parler de lui. […] Tous, nous condamnions nos parents à la honte, ne fût-ce qu’en les accusant d’avoir, après 1945, toléré les criminels à leurs côtés, parmi eux. »

Il pose aussi la question de comment accepter le passé cruel de quelqu’un qu’on aime (ou a aimé). Peut-on pardonner ce passé à cette personne?

Ce livre est une bonne remise en question sur un certain passé que beaucoup ne veulent plus voir.

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3 responses

11 03 2011
Delph

J’ai lu ce livre tout recemment et il me « hante » encore.

12 03 2011
petitebelge

Juste avant de le lire, j’ai lu « Seul dans Berlin » de Hans Fallada. Je pense que c’est un bon complément avec « Le Liseur ». Cela permet de comprendre certaines choses. Il pourrait peut-être te permettre d’ « exorciser » « Le Liseur ».

13 03 2011
Frankie

J’ai trouvé les deux premières parties intéressantes mais plates et ennuyeuses à l’image du héros en fait. La 3e est mieux quand il s’implique davantage envers Hannah.

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