Diane Ducret – Femmes de dictateur

30 11 2012

Femmes dictateur

Quatrième de couverture :

« Elles s’appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda… Ils s’appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler…Ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d’être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu’ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l’un des ressorts du pouvoir absolu. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l’intervention de la politique et les destinées des femmes qui ont croisé le chemin et sont passées par le lit des dictateurs ».

Mon avis :

Fascinant, interpellant, voire terrifiant. Diane Ducret a fait un excellent travail de recherches pour s’introduire dans l’intimité de ces personnes de pouvoir qui ont apporté énormément de malheur en ce monde. Je trouve terrifiant l’attraction que ces hommes ont eu sur ces femmes et je me suis aperçue que « Derrière chaque homme de pouvoir se cache une femme » était on ne peut plus vrai. En l’occurence, il n’y a pas qu’une femme mais bien plusieurs derrière chaque homme de pouvoir.

Ces femmes ont été maltraitées, mais sont toujours restées fidèles à ces hommes même dans les heures les plus sombres de leurs « règnes ». C’est très interpellant.

Ce livre apporte des réponses à des questions et permet de comprendre un peu mieux comment le passé a été ce qu’il a été. Le tome 2 est sortis depuis plusieurs mois et je n’hésiterai pas à le lire.

 

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Christos Tsiolkas – La gifle

31 10 2012

Quatrième de couverture :

« Lors d’un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n’est pas le sien. ??Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d’événements explosifs. Elle révèle aussi derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l’alcool, la honte et une extrême solitude. ??Tour à tour violent et bouleversant de tendresse, un très grand roman qui dresse, avec une formidable lucidité, le tableau d’un Occident en pleine confusion. »

Mon avis :

Question se ramasser une gifle, on s’en ramasse une… mais peut-être pas dans le bon sens. En relisant la dernière phrase de la quatrième de couverture, je me pose des questions. Violent ? Certainement par le côté « drogue à gogo ». Bouleversant ? Je n’ai rien trouvé de tel. Un très grand roman ? Hummm, chacun son avis.

En bref, j’ai été déçue. Je m’attendais à être bousculée et à me ramasser littéralement une gifle qui devait me remettre les idées en place. Mais non, j’ai lu, j’ai vu et je suis partie en restant sur ma faim.

Le sujet de la gifle aurait mérité d’être traité plus en profondeur, ce qui n’a pas du tout été le cas. A la place, on a des personnages mal dans leur peau tous sortis du même moule malgré les différences d’âges.

Dommage, j’attendais beaucoup de chose de ce livre et je n’ai rien trouvé qui en vaut la peine.





Yoko Ogawa – La piscine-les abeilles-la grossesse

30 10 2012

Quatrième de couverture :

« Ces trois courts romans ont en commun leur fraîcheur, leur simplicité et leur concision exemplaires. Mais tous trois se caractérisent aussi par des personnages à la naïveté cruelle, à la perversité troublante. Yoko Ogawa manipule merveilleusement l’art de la description, qui s’arrête sur les détails pour révéler des émotions profondément enfouies dans l’inconscient des êtres. »

Mon avis :

J’aime particulièrement les écrits de Yoko Ogawa pour leurs longueurs courtes (pas toujours), pour leurs univers et pour le ressenti qu’ils me laissent.

Yoko Ogawa pose un regard sur des éléments/évènements d’apparence simple de la vie et elle en révèle toute leur complexité et les réflexions intimes des personnages.

Je ne me lasse pas et ne m’en lasserai pas de sitôt.

S’il y a un auteur japonais que je vous conseille par excellence, c’est bien Yoko Ogawa.

 





Doris Glück – Niqab

6 09 2012

« J’étais l’épouse d’un guerrier d’Allah »

Quatrième de couverture :

« Doris, trente-deux ans, rencontre Omar, un bel Égyptien. C’est le coup de foudre, et elle l’épouse aussitôt. Mais, en 1991, l’envoûtant prince du désert est devenu un combattant du djihad et il emmène Doris en Bosnie, en pleine guerre des Balkans. Là, il la contraint à vivre cloîtrée et à porter le niqab… » 

// Mon avis :

Il y a des livres dès qu’on les ferme, on a du mal à exprimer ce qu’on ressent, ce qu’on en pense. Ce livre en fait partie.

Doris Glück est un nom d’emprunt car l’auteure doit se protéger. Elle raconte son histoire, une histoire qui vous glace le sang, qui ne vous laisse pas indifférent. Mais peut-on juger l’histoire d’une personne amoureuse qui se fait manipuler ?

Il est question d’extrémisme, d’amour, de manipulation, de maltraitance… Une histoire hors du commun mais tellement proche nous, car nous côtoyons ces gens tous les jours.

On peut se demander comment une allemande s’est laissé embrigader par un homme à peine rencontré, qu’elle ne connait pas. Mais l’amour vous aveugle et son époux a agi comme agissent les hommes qui battent leurs épouses.

Cette histoire pose question, mais l’auteure ne cherche pas à se plaindre, elle veut simplement partager son histoire pour nous faire prendre conscience de ce qui se passe et comment cela se passe.

A lire pour vous réveiller.





Philip Kerr – Une douce flamme

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« 1950. À la fin de La Mort, entre autres, embarqué sous un faux nom pour l’Argentine avec Adolf Eichman, Bernie Gunther va y retrouver le gratin des criminels nazis en exil. Ayant révélé sa véritable identité au chef de la police de Buenos Aires, il constate que sa réputation de détective l’y a précédé. Une jeune fille est assassinée dans des circonstances atroces, et Bernie se dit que cette affaire ressemble étrangement à une enquête non élucidée qui lui avait été confiée lorsqu’il était flic à Berlin sous la république de Weimar. Soupçonnant l’un des très nombreux nazis réfugiés dans sa ville, le chef de la police, sollicite l’aide de Bernie qui accepte sans grand enthousiasme. Une série de flash-backs nous ramènent à Berlin en 1932, éclairant les progrès de ses investigations, qui posent d’embarrassantes questions sur les rapports entre le gouvernement de Pern et les nazis. »

Mon avis :

Dans ce cinquième tome, Bernie reprend du poil de la bête. On retrouve un Bernie comme on l’aime. Mais cette fois, en Argentine !

Philip Kerr, une fois de plus, m’impressionne avec ses références historiques. A travers ce tome, j’ai appris énormément de choses sur la fuite des Nazis en Argentine et sur le fait qu’ils étaient accueillis à bras ouverts.

Philip Kerr fait référence à un élément très troublant par rapport au rôle joué par l’Argentine dans l’extermination des juifs. L’auteur insiste bien sur le fait que rien n’a pu être prouvé. Mais cela permet de poser la question.

« Hôtel Adlon » est dans ma PAL et je suis impatiente de le découvrir. Cette saga n’est pas prête de quitter ma PAL.





Bernhard Schlink – Le retour

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« Le retour s’ouvre sur les souvenirs de vacances du narrateur, Peter Debauer. Élevé dans l’Allemagne de l’après-guerre par sa mère, Peter passe tous ses étés chez ses grands-parents suisses. Ces derniers travaillent comme correcteurs d’épreuves pour une collection de romans populaires.

Un jour, Peter commence à lire un bloc d’épreuves et découvre, fasciné, l’histoire d’un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à s’évader et à rentrer chez lui, mais seulement pour découvrir que sa femme ne l’a pas attendu. Certains détails du récit donnent à Peter l’impression qu’il s’agit non pas d’un roman mais d’une histoire vraie, et cette idée ne le quittera plus.

Beaucoup plus tard, devenu juriste, il mène l’enquête et, petit à petit, découvre que l’homme en question est peut-être son père. Mais à chaque fois qu’il croit comprendre son histoire, un élément inattendu brouille les pistes. Sa quête de vérité le conduit jusqu’aux Etats-Unis, où il est persuadé d’avoir identifié ce père insaisissable sous les traits d’un célèbre professeur de droit, déconstructionniste et négationniste… »

Mon avis :

J’ai eu des difficultés à m’imprégner de l’histoire et d’entrer dans le livre, quand j’y suis arrivée, j’étais déjà à la fin du livre. En résumé, ce n’est pas mon préféré de l’auteur.

Après avoir lu « Le Liseur » et « Le Week-end », j’en attendais beaucoup, peut-être un peu trop, de la part de Bernhard Schlink.

« Le retour » est désigné par la Critique comme étant le successeur de « Le Liseur », mais pour moi, après cette lecture, je pense qu’il n’est pas encore venu le moment de la succession de « Le Liseur ».

L’histoire est intéressante : un jeune homme intrigué par les épreuves des romans que corrigent ses grands-parents, finit par faire des recherches et trouvera des réponses à ses questions.

Où cela coince, c’est que j’ai l’impression que c’est brouillon et il faut un certain temps pour comprendre, pour mettre les éléments en relation et entrer dans l’histoire.

Malgré tout, je ne resterai pas sur ma faim, « Amours en fuite » est dans ma PAL.





Philip Kerr – La mort entre autres

4 09 2012

Quatrième de couverture :

« 1949. Munich rasée par les bombardements et occupée par les Américains se reconstruit lentement. Bernie Gunther aussi : redevenu détective privé, il vit une passe difficile. Sa femme meurt, il a peu d’argent et surtout, il craint que le matricule SS dont il garde la trace sous le bras ne lui joue de sales tours. Une cliente affriolante lui demande de vérifier que son mari est bien mort, et le voici embarqué dans une aventure qui le dépasse. Tel Phil Marlowe, et en dépit de son cynisme, Gunther est une proie facile pour les femmes fatales. L’Allemagne d’après-guerre reste le miroir de toutes les facettes du Mal et le vrai problème pour Gunther est bientôt de sauver sa peau en essayant de sauver les apparences de la morale. Atmosphère suffocante, hypocrisies et manipulations, faits historiques avérés façonnés au profit de la fiction : du Philip Kerr en très grande forme. »

Mon avis :

Dans ce quatrième tome de la saga qui a commencé avec « La Trilogie Berlinoise » (ce premier tome regroupe trois tomes), Bernie n’est pas du tout épargné par son auteur. On a l’impression de retrouver un détective qui a hiberné quelques temps et qui a du mal à retrouver ses marques. Bernie est berné à plusieurs reprises et on se demande quand il va enfin se réveiller.

Philip Kerr n’a rien perdu de son écriture et ses recherches historiques sont vraiment pointues. On ne s’ennuie pas et c’est toujours un vrai bonheur de suivre Bernie à travers une partie de l’Histoire.

Ici, nous sommes juste au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale en pleine Bavière et on découvre le réseau mis en place par les Nazis pour s’enfuir de l’Allemagne. C’est en ça que Philip Kerr m’impressionne. Je suis à chaque fois fascinée pas les informations historiques qu’il introduit dans ses romans. Je suis impressionnée par ses recherches.

Je n’ai qu’une seule chose à vous dire : « Je suis impatiente de lire la suite « Une douce flamme »  ».








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