Stefanie Zweig – Une famille allemande

30 12 2010

C’est pas compliqué, j’ai a-do-ré!!!

Quatrième de couverture:

“Francfort, années 1920. Ardent patriote, admirateur de l’empereur jusqu’à la Première Guerre mondiale, Johann Isidor Sternberg, propriétaire bourgeois enrichi par le commerce de la passementerie, a perdu ses illusions d’intégration lorsque, après le sacrifice de son fils aîné Otto dans la boue des tranchées, il a vu l’Etat allemand accréditer l’idée que les Juifs étaient des “planqués” et des “profiteurs de guerre”. Père de cinq autres enfants, dont une fille naturelle recueillie au sien de sa famille, M. Sternberg a cependant d’autres soucis en ces premières années de la République de Weimar: un vent d’émancipation et de bohème souffle sur ses enfants gâtés, qui n’ont que mépris pour la vie des “petits-bourgeois”. Erwin rêve de devenir un peintre célèbre, tandis que Victoria se voit déjà brûler les planches dans une pièce de Brecht – au point de s’enfuir à Berlin avec un soupirant, pour en revenir déshonorée. Mais l’Histoire va bientôt mettre un terme brutal à cette décennie de liberté et de bouillonnement créatif, tandis que les nazis prennent le pouvoir: de vexations en boycotts, d’autodafés en interdictions, les membres de la famille Sternberg, dont on suit les destins jusqu’à la fin des années 1930, vont devoir s’arracher à leurs racines allemandes pour sauver leur vie…”

Comme annoncé plus haut, j’ai adoré ce livre car il m’a ouvert les yeux sur le ressenti des familles juives lors de la montée d’Hitler au pouvoir dans les années trente.

Ce livre est merveilleusement écrit et donne faim par moment car l’auteure parle beaucoup de nourriture.

Petit extrait du livre (P123):

“Et, pour Josepha, celui qui avait été son charmant bambin récita un jour la poésie de Friedrich Stoltze traitant de la bonne manière de manger la saucisse grillé:

“Mais saucisse si joliette

doit être mangée sans fourchette;

les seules fourchettes à cinq dents autorisées

sont la main droite et la gauche aussi

- et, personne ne pouvant s’y piquer,

il en va fort bien ainsi.”





Nouvelles Acquisitions (fin d’année oblige…)

20 12 2010

Deux bonnes grosses semaines de congés s’offrent à moi pour les fêtes de fin d’année.

Dans l’optique où je vais pouvoir ne rien faire, je prépare un stock de livres à lire. Ce dimanche, j’ai acquis deux livres supplémentaires à mettre dans ma PAL:

- “La Soupe aux Choux” de René Fallet: Tout le monde connaît le film culte avec Louis de Funès…

- “Seul dans Berlin” de Hans Fallada : important à savoir sur moi, j’adore l’Allemagne et surtout Berlin. Ville que je rêvais de visiter depuis des années. En avril 2010, j’y étais et je fus forcée de rester quelques jours en plus sur place grâce à un volcan islandais. Depuis, Berlin occupe une place importante dans mes lectures.





INOUE Yuki – Mémoires d’une Geisha

12 12 2010

Voici un extrait de la quatrième de couverture:

“Née en 1892, vendue à l’âge de huit ans, Kinu Yamaguchi fera l’apprentissage du dur métier de geisha. C’est un peu l’envers du décor qu’elle raconte: avant de porter le kimono de soie, il lui faudra vivre un apprentissage rigoureux, étudier tous les arts du divertissement et endurer pour cela privations, exercices physiques traumatisants, soumission aux coups sous les ordres de la “Mère” et des “grands soeurs”. Après son initiation sexuelle, elle s’enfuira, puis reviendra vivre dans le “quartier réservé” avant de devenir elle-même patronne d’une maison de geishas

Extrait: (P.263)

“A présent, les geishas sont peu nombreuses. Très demandées tout au long de l’année, elles ne sont jamais en manque de travail. Avant la guerre, elles étaient plus d’une centaine à se faire concurrence. Pour sortir du lot, elles se trouvaient donc dans l’obligation de se perfectionner dans toutes les disciplines artisiques, de flatter tout le monde – à commencer par les propriétaires d’établissement – pour monter dans la hiérarchie. Lors de leurs rassemblements, les geishas tiraient au sort jan-ken-pon! pour avoir la chance de faire une démonstration de leurs talents artisitques. Et les gagnantes avaient le droit de danser. [...]“

J’ai apprécié lire ce livre qui m’a permis de me rendre compte qu’on avait bien souvent une fausse idée du métier de Geisha car il s’agit bien d’un métier. Celui-ci est imposé à des petites filles issues de familles bien souvent pauvres.

Les Geishas représentaient un genre de mythe que j’ai brisé avec la lecture de ce livre et j’en suis bien contente.

J’ai appris plein de choses sur ce monde “réservé”.

Lu dans le cadre du “Challenge petit BAC” pour la catégorie “Métier”:





Hans Christian Andersen – “La Vierge des glaces”

5 12 2010

Petit conte très à propos pour les fêtes de fin d’année.

Quatrième de couverture:

” Au sommet des montagnes suisses, au creux des grands glaciers, vit la Vierge des glaces, redoutable reine des neiges éternelles. Le jeune Rudy lui a échappé de peu et, depuis ce jour, elle attend de pouvoir enfin l’étreindre pour lui donner un baiser mortel.”

A lire seul(e) ou en famille près d’un bon feu ouvert le temps qu’il neige à l’extérieur. Le tout en buvant un bon chocolat chaud et en dégustant des biscuits faits maison.

Pour rester dans le “fantastique” et le conte, je vous propose, après la lecture, de regarder “Alice aux pays des merveilles” de Tim Burton.





Simone de Beauvoir – Une mort très douce

5 12 2010

Il y a des livres qui semblent avoir été écrits pour nous.

Quatrième de couverture:

” La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. “On me met dans une boîte”, disait-elle à ma soeur. “Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n’est plus moi. Des hommes emportent la boîte !” Elle se débattait : “Ne les laisse pas m’emporter!” Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front: “Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte.” Elle a réclamé un supplément d’Equanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l’a interrogée: “Mais qu’est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes? – Ce sont des souvenirs de ton opération; des infirmiers t’emportent sur un brancard.” Maman s’est endormie.”

Ce livre m’a beaucoup touchée. J’aurais pu l’écrire moi-même à quelques détails près: mon histoire n’est pas tout à fait la même.  Simone de Beauvoir raconte son histoire avec beaucoup de pudueur malgrè qu’elle se livre entièrement. Son écrit est très touchant, bouleversant… que d’émotions dans ce livre.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge “Dames de Lettres”:

XXième siècle.





Nouvelles acquisitions

1 12 2010

J’ai encore fait des achats “compulsifs”.

- “Une mort très douce” de Simone de Beauvoir (dans le cadre du challenge Dames de lettres);

- “Pauline” de George Sand (dans le cadre également du challenge Dames de lettres);

- “D’une Allemagne à l’autre – Journal de l’année 1990 de Günter Grass (petit plaisir personnel)








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